DTR, Plateformes de Service et Plateformes Cloud, la machine à centraliser s’accélère


Dans la continuité de « DTSI Demain » (2021), la direction poursuit la centralisation des activités infrastructures et cloud au sein de PFC. Après une première phase de regroupement, certaines activités restent encore réparties entre DTR et PFS, notamment sur les usages réseaux, mail et TV

Derrière les discours habituels sur la simplification et l’industrialisation, c’est en réalité une nouvelle transformation majeure de l’organisation des activités entre DTR, PFS et PFC qui se dessine.

Aujourd’hui, les équipes DTR et PFS fonctionnent dans une logique de proximité avec les métiers et les besoins opérationnels. Les infrastructures sont adaptées rapidement aux contraintes du terrain, avec une forte réactivité face aux incidents et aux demandes spécifiques des équipes réseau, mail ou TV. Cette organisation permet du sur-mesure et une capacité d’adaptation immédiate.

À l’inverse, le modèle porté par PFC repose sur une logique beaucoup plus industrialisée : standardisation des offres, catalogues de services, mutualisation, ect. On passe progressivement d’un modèle où l’on construit des solutions adaptées aux besoins métiers à un modèle où les métiers doivent s’adapter à des solutions standardisées déjà définies.

Pour SUD, cette évolution soulève plusieurs inquiétudes. La première concerne l’éloignement des clients internes. Là où les équipes travaillaient jusqu’ici directement avec les métiers, le projet introduit désormais une intermédiation via PFC et des processus plus rigides. Le risque est clair : perte de proximité, traitement des besoins sous forme de “tickets”, baisse de réactivité, frustration et tension dans les équipes métiers.

Cette logique peut peut-être fonctionner sur certains services standardisés, mais elle pose question sur des activités aussi critiques que le réseau mobile, la TV ou le mail, qui nécessitent des solutions spécifiques, réactives et adaptées en permanence aux contraintes opérationnelles. Dans ces domaines, la standardisation a ses limites.

Pour SUD, cette réorganisation ressemble à une nouvelle étape vers une centralisation accrue des infrastructures et une uniformisation progressive des technologies et des pratiques. Derrière cette logique, la direction rechercher davantage de mutualisation, d’automatisation et de réduction des coûts.

La question de fond reste donc entière face au projet présenté : comment maintenir les spécificités métiers, la réactivité opérationnelle et la maîtrise technique dans un modèle toujours plus standardisé et centralisé ?

Pour SUD, les salariés ne doivent pas devenir le point d’ajustement permanent des stratégies d’industrialisation et d’optimisation des coûts. Face aux nombreuses zones d’ombre du projet, les élu-es du CSEE DTSI ont décidé de recourir à une expertise indépendante afin d’évaluer les conséquences réelles de cette réorganisation sur les salariés.

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