la réorganisation permanente au mépris des salarié-es


Les alertes sur la souffrance au travail, la perte de repères et la dégradation des conditions de travail liées aux multiples transformations se multiplient et remontent de toutes parts. Les constats sont nombreux, concordants et documentés depuis des années. Ils témoignent d’une réalité que la direction persiste à ignorer.

Plutôt que de prendre le temps d’écouter les collègues, celles et ceux qui alertent, de tirer les enseignements et d’apporter des solutions concrètes aux difficultés rencontrées par les salarié-es, la direction choisit une nouvelle fois de passer en force, elle engage une nouvelle transformation, comme si le changement permanent pouvait être un mode de fonctionnement.

Ce nouveau projet prévu pour le 1 mars 2027 s’inscrit dans la continuité directe de Regain qui a profondément rebattu les cartes de l’organisation autour de directions métiers. Avec la mise en place de 4 nouvelles directions : le Réseau Mobile, le Réseau et Sites Fixes, la Stratégie et Valeur et la Transformation, Efficacité et Data-IA, la direction entend une nouvelle fois bouleverser les périmètres, les rattachements et l’organisation du travail qui n’a toujours pas retrouvé de stabilité depuis de trop nombreuses années.

À force de réorganiser sans jamais prendre en compte les conséquences humaines, Orange prend des risques considérables pour la santé des salarié-es. En ignorant les alertes répétées et en imposant de nouveaux bouleversements avant même que les précédents aient produit tous leurs effets, elle accentue la souffrance au travail et les risques psychosociaux.

Au CSE d’octobre, l’ensemble des organisations syndicales s’est accordé sur une résolution visant à déclencher une expertise indépendante du projet. SUD n’est pas un syndicat d’accompagnement et prendra toute sa place dans cette démarche. Nous continuerons à porter la voix des salarié-es, à défendre leurs droits et leurs conditions de travail et à rappeler à la direction qu’elle a des obligations légales en matière de prévention des risques professionnels, de protection de la santé physique et mentale des travailleurs. La direction ne pourra pas indéfiniment faire payer aux salarié-es le prix de ses réorganisations successives, puis feindre de découvrir, quand il sera trop tard, les dégâts humains qu’elles provoquent.