La direction veut cacher les dégâts du démantèlement de la DSI


Depuis des mois, SUD dénonce le démantèlement programmé de la DSI ; transferts d’activités, externalisations, suppressions de postes, pertes de compétences et réorganisations à répétition.

Les expertises réalisées dans le cadre des CSE avaient déjà mis en évidence des conditions de travail particulièrement pénibles. Le 3 février, un courrier du service de prévention et de santé au travail est venu confirmer la gravité de la situation.

19 médecins du travail ont alerté collectivement la direction. Ils constatent une augmentation de la souffrance au travail. Ils alertent également sur la peur de s’exprimer face à la hiérarchie.

Il aura fallu que le CSEE DTSI vote en août une résolution pour engager une action en justice afin d’obtenir ce courrier des médecins du travail. Ce n’est qu’à la suite de cette résolution que la direction a finalement accepté de le communiquer aux élu-es. Il aura fallu 8 mois !

Pour SUD, la direction préfère cacher les dégâts humains de ses décisions plutôt que de remettre en cause un programme qu’elle veut poursuivre coûte que coûte.

SUD demande l’arrêt des nouvelles réorganisations et des transferts d’activités. La direction doit enfin faire le bilan des transformations déjà engagées : sur les emplois, les compétences, la charge de travail, les conditions de travail et la santé des salarié-es.

Et même si ce bilan s’annonce désastreux, il faudra avoir le courage de regarder la réalité en face et d’en tirer les conséquences.

Pour SUD, on ne peut pas continuer à sacrifier les équipes au nom d’un projet dont les conséquences humaines sont désormais documentées par les propres médecins du travail d’Orange.