Pressions, TPS et perte d’activité


Lors de nos derniers passages sur les sites, les échanges avec les collègues ont été nombreux et souvent préoccupants. Beaucoup évoquent la perte d’activité, le transfert progressif vers la sous-traitance, des équipes qui se vident et se fragilisent, un management à distance, une charge de travail en hausse et des conditions de travail qui se dégradent.

Mais le sujet le plus grave qui revient concerne les pressions exercées sur les collègues éligibles au Temps Partiel Seniors. On nous a rapporté des propos répétés par certains managers/RH :

« Tu sais, on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve… » « Je ne vois pas comment te repositionner… » « Le TPS est sûrement la meilleure solution pour toi… »

Ces phrases ne sont pas anodines. Répétées régulièrement, elles créent une pression psychologique et installent l’idée que la seule issue serait de quitter l’entreprise.

SUD le rappel, le TPS doit rester un choix libre et volontaire, jamais une solution suggérée par un manager ou un RH de proximité.

Plus grave encore, on nous a fait état de méthodes managériales qui rappellent tristement l’époque Lombard. Une période marquée par des stratégies de mise sous pression, d’isolement et d’usure des salariés pour les pousser vers la sortie.

Aujourd’hui encore, certains managers : refusent de valider les acquis de formation, méprisent leurs subordonnés, retirent progressivement les missions, n’affectent plus de tâches, isolent les salariés et comptent sur l’usure pour les faire partir.

Ces pratiques sont inadmissibles et condamnables. On ne peut pas afficher un discours officiel sur la qualité de vie au travail et une prétendue bienveillance tout en mettant en place des méthodes qui poussent les salariés vers la sortie.

La direction d’Orange porte une responsabilité directe. Elle ne peut pas fermer les yeux sur ces pratiques ni se réfugier derrière des discours de façade. Mettre un salarié au placard, exercer des pressions pour l’amener à prendre le TPS ou organiser son isolement constitue une faute grave et une atteinte aux droits fondamentaux des travailleurs. l’employeur a l’obligation de fournir du travail, de respecter la dignité des salariés, de reconnaître leurs compétences et de protéger leur santé physique et mentale. Toute mise à l’écart, toute pression ou toute stratégie d’usure peut être qualifiée de harcèlement et sanctionnée.

Nous refusons que l’histoire se répète, les représentants du personnel SUD sont là pour vous accompagner, vous écouter et agir. Chaque situation peut être remontée, analysée et défendue dans les instances et si nécessaire, devant les autorités compétentes.

Ne restez pas seul!