Il n’y a pas de petites économies ! (Surtout quand c’est sur le dos du personnel)


Faire ses affaires avec comme ligne directrice « Trust the future » ne fait-elle pas oublier à notre direction qu’elle n’a pas le droit de déroger aux règles du code du travail ? L’ambition actuelle d’Orange parmi d’autres est de gaver ses actionnaires, leur promettant une croissance du bénéfice par action de 10% par an jusqu’en 2028. Mais comme d’habitude pour tenir cet objectif, c’est au détriment du personnel qui est mis durement à contribution et qui paie l’addition (avenir bouché, conditions de travail dégradées avec impact sur la santé, salaires et pouvoir d’achat en berne etc…).

L’organisation d’un séminaire à Paris pour une équipe de la Direction de l’Assistance illustre concrètement cette logique de réduction des coûts hors des clous. La direction de la DISU a en effet décidé de faire l’impasse sur les nuitées. Résultat : des départs à 5 heures du matin et des retours à 23 heures pour certain-es salarié-es, un réel mépris des règles du droit du travail.

Rappelons que le code du travail impose un repos quotidien de 11 heures consécutives entre deux journées de travail. (Article 3131-1 du code du travail). Rappelons également que oui, contrairement à ce qui a été martelé à cette occasion en réunion d’équipe, le temps de trajet supplémentaire au temps de trajet habituel constitue bien du temps de travail ! Il doit faire l’objet d’une contrepartie soit sous forme de repos ou soit sous forme financière. (Article L.3121-4 du code du travail).

Ce genre de comportement managérial qui tente d’imposer des rythmes de travail intenables met clairement en danger la santé et la sécurité des salariés. In extremis, sous la contrainte de représentants du personnel, la DISU a préféré annuler ce séminaire. Elle aurait pu le maintenir en proposant la possibilité d’une nuitée. Cette annulation a pu être mal vécue par certaines personnes, car c’était une des très rares occasions de mettre un peu de collectif et de convivialité dans une équipe, comme tant d’autres chez Orange, éclatée aux quatre coins de la France.

Avec SUD, soyons vigilant-es à faire respecter nos droits !