Gestion des emplois et des effectifs, un avenir incertain.


Les dossiers présentés au CSE d’octobre sur l’emploi et les perspectives 2026-2028 confirment une orientation que nous dénonçons depuis longtemps : Orange poursuit la réduction des effectifs et prépare déjà les prochaines restructurations.

Seuls 10 % des départs en CDI sont compensés par des recrutements externes. Pour le reste, la direction compte sur la mobilité interne, l’automatisation et l’intelligence artificielle pour répondre à la baisse annoncée des besoins en emploi. Toujours la même recette : supprimer des postes, demander aux salarié-es de s’adapter et présenter cette nouvelle cure d’austérité comme une transformation nécessaire.

Les métiers déjà fragilisés risquent de perdre encore davantage de savoir-faire. Les petits sites en région sont menacés, tandis que les collectifs de travail sont mis sous pression. La baisse continue du taux de féminisation depuis 2023 vient également contredire les engagements d’Orange en matière d’égalité professionnelle. Et pendant que les effectifs internes diminuent, le recours à la sous-traitance se poursuit.

Pour 2026-2028, la direction mise sur l’IA, l’automatisation, les mobilités et les reconversions. Mais aucune technologie ne remplacera instantanément l’expérience, la maîtrise des métiers et les connaissances accumulées par les salarié-es. Quant aux formations, elles ne peuvent pas devenir un simple accompagnement des suppressions de postes, avec pour seule perspective de demander aux collègues de retrouver une place dans une organisation sans cesse bouleversée.

En CSE, SUD a rappelé que l’emploi doit rester au cœur des préoccupations. Face à une stratégie qui privilégie la réduction des effectifs et les gains de productivité, nous avons réaffirmé la nécessité de défendre l’emploi, de préserver les savoir-faire et de garantir des conditions de travail dignes.

SUD refuse que les salarié-es subissent les conséquences de choix stratégiques décidés sans garanties suffisantes pour leur avenir. Nous exigeons des recrutements à la hauteur des besoins, la préservation des compétences, des formations accessibles à toutes et tous et le maintien d’emplois de proximité dans les territoires.