Depuis le mois de septembre, nous assistons à une phase de mobilisation inédite portée par la jeunesse dans les lycées et les universités, qui réclame davantage de moyens et le droit à un avenir digne. Les dernières grèves dans la Fonction publique et le secteur privé témoignent d’une colère sociale profonde qui ne demande qu’à s’exprimer. À deux reprises, plus de 800 000 personnes ont manifesté un samedi contre la vie chère. Ces mobilisations traduisent le ras-le-bol d’une population qui refuse de payer le prix des politiques d’austérité, pendant que les plus riches continuent de s’enrichir.
SUD soutient ces manifestations et leurs revendications. Chez Orange, le décalage est tout aussi insupportable entre les richesses produites par les salarié-es et ce qui leur revient. Les actionnaires et Top leadeurs continuent de bénéficier d’une politique généreuse d’actions gratuites et de dividendes, tandis que les salaires peinent à suivre l’inflation et que notre pouvoir d’achat reste sous pression. Le gel du point d’indice, le tassement des grilles salariales, l’inflation, l’explosion du prix des carburants et la hausse des denrées alimentaires plongent un nombre croissant de personnes dans des situations économiques difficiles.
Le 5 novembre doit marquer le début d’un vaste mouvement interprofessionnel. SUD appelle le personnel à se mettre en grève, à rejoindre les manifestations et à se réunir en assemblées générales sur leurs lieux de travail pour débattre collectivement des suites à donner au mouvement, y compris de la reconduction de la grève.
Face à un gouvernement sourd aux revendications et à un système économique qui privilégie les profits au détriment des besoins sociaux, nous ne pouvons pas nous contenter de journées d’action isolées. C’est par la mobilisation collective, la convergence des luttes et la construction d’un mouvement durable que nous pourrons imposer un autre partage des richesses.
Nos revendications doivent être satisfaites !
Le 5 novembre, mettons-nous en grève, soyons dans la rue pour faire entendre notre colère et construire le rapport de force.