Le 27 janvier était le dernier jour pour répondre au sondage VoiceUp. Impossible de le rater, tant la fréquence des relances vers le personnel s’est accélérée ces derniers jours
En s’appuyant sur les chiffres du rapport financier Orange 2024, SUD a mis au jour un mécanisme profondément choquant : l’engagement des salarié·es, et même l’expression de leur mal-être au travail, alimentent directement la rémunération variable de la directrice générale. Autrement dit, plus le personnel répond, plus la DG encaisse.
En 2024, les 2 critères : Voice-up et formations obligatoires, lui ont rapporté la modique somme de près de 190 000 € !
Soit, en moyenne la PVM annuelle de 65 salarié-es Dbis, ou encore le salaire annuel de plus de 5 salarié-es en bande D !
Avec un salaire fixe de 900.000 €, une part variable de 935.100 €, et 70.000 actions gratuites (LTIP) attribuées en 2024 (pas loin de 1M € au cours actuel), et ce, chaque année, la rémunération de la DG est équivalente à 50 fois le salaire médian des salarié-es d’Orange (sous l’ère Richard, c’était déjà 35). La production de richesse par les salarié-es est siphonnée par le top management et les actionnaires.
Pendant ce temps-là, s’ouvrent les NAO 2026…
Au pas de charge : 4 séances, puis signature début mars. Les premières annonces de la direction pour 2026 laissent présager encore une année de vaches maigres.
La signature de l’accord salarial 2025 a ouvert une boîte de Pandore qui sera difficile à refermer. L’entreprise reste sur l’individualisation salariale, ruinant ainsi plus d’une décennie de batailles intersyndicales ! Elle a désormais le champ libre pour accentuer les écarts de salaires, à la tête du client.
Pour SUD, l’incapacité des organisations syndicales représentatives à construire un rapport de force dans et hors de l’instance de négociation, les réduit à valoriser les miettes que la direction veut bien leur laisser. Cette négociation salariale 2026 s’avère très inquiétante pour les salarié.es d’Orange !
Nous, les salarié·es, devons nous rappeler une vérité simple : tout repose sur notre travail. Les dirigeants,les actionnaires, les fonds de pension et les investisseurs ne créent rien. Ils attendent, ils prélèvent, ils encaissent.
Sans nous, pas de production. Sans nous, pas de service. Sans nous, pas de bénéfices. Alors il est temps de sortir de la résignation et de construire un rapport de force réel. Parce qu’ils ne comprennent qu’une chose : quand la machine s’arrête, leurs profits s’effondrent.