Notre entreprise Orange a, comme toute entreprise en France, une obligation de sécurité.
Elle est légalement tenue d’évaluer les risques professionnels et de les formaliser dans le DUERP : le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels.
Depuis 2014, le code du travail précise que cette évaluation doit tenir compte de l’impact différencié des risques selon le sexe.
Et jusqu’à 2025, Orange a ignoré la loi puis s’est réveillé inopinément en mentionnant dans les DUERP DTSI, l’interdiction du port de charges supérieurs à 25kg pour les femmes (VS 55kg pour les hommes). Pourtant inscrit dans le code du travail depuis 2008….
On peut légitimement se demander si notre employeur, jusqu’en 2025, s’est donné les moyens de faire respecter cette interdiction!
Et ce n’est pas tout. Dans l’onglet « Produits chimiques » du DUERP, une mention apparaît brièvement : « Informations concernant les activités interdites aux femmes enceintes ou allaitantes ». Mais là encore, c’est l’effet pchit, aussitôt mise, aussitôt retirée, alors même que l’exposition à certains produits chimiques représente un danger majeur pour les femmes, et pour les enfants qu’elles portent ou allaitent.
Lors du CSE de janvier, interrogée sur le sujet par SUD, la direction de DTSI répond qu’un groupe de travail a été mis en place…. Nous voilà rassurés !
Pourtant l’article D4152-10, qui interdit d’affecter ou de maintenir des femmes enceintes ou allaitantes sur des postes les exposant à certains agents chimiques, est en vigueur depuis… 2015.
Cette politique sociale qui consiste à passer outre des lois crées spécialement pour protéger la santé des femmes en tenant compte des différences sur le plan biologique, physiologique entre homme et femme, en dit long sur notre entreprise qui se complet à mettre en avant le sujet de l’égalité professionnelle !
Cette attitude s’apparente à de la négligence pénalement condamnable !
A chaque dégradation des conditions de travail, les salariées femmes payent un plus lourd tribut pour leur santé que les salariés hommes.
Le combat ne fait que commencer pour qu’à Orange, la santé des femmes au travail ne soit pas un élément de langage !
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