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Les Comités Territoriaux de l’Emploi, qui se sont tenus fin 2025, ont une nouvelle fois permis à la direction d’Orange d’afficher clairement sa stratégie : mettre les salarié·es en concurrence, pour organiser la suppression de nos emplois et le transfert de nos activités.

Orange se sert d’arguments commodes, comme un contexte économique difficile mais surtout de nouveaux défis technologiques, (migration du cuivre vers la fibre, softwarisation et virtualisation des réseaux, digitalisation et automatisation, développement de la Data et de l’IA), pour nous imposer une stratégie basée sur la recherche de la « meilleure efficacité opérationnelle ».

Avec ce nouveau paradigme la direction choisit d’imposer des coupes budgétaires drastiques où est priorisée une main d’œuvre adaptée à ces nouveaux métiers ou activités. Le salarié, variable d’ajustement, doit accepter d’être en apprentissage perpétuel pour pouvoir rester dans le game !

Nos métiers ont été rangés dans 3 catégories :

- les métiers en décroissance : principalement le management et les RH,

- les métiers en équilibre : déploiement réseau et développement logiciel,

- les métiers en tension ou émergents : Architectes SI- services et réseaux et infras, Intégrateurs de solutions, Métiers de la data et de la sécurité.

Exemples de prévisions 2025-2027 Orange France :

Les métiers dits en tension ou émergents sont en réalité des métiers très spécialisés, difficiles d’accès et réservés à une minorité. Très peu de salarié·es pourront réellement s’y reconvertir. Et pour celles et ceux qui resteront sur le bord du chemin, Orange n’évoque aucun plan B pour sécuriser leur emploi, pas d’alternative crédible, pas de garantie, seulement l’injonction à s’adapter ou à disparaître.

L’entreprise parie aussi massivement sur l’intelligence artificielle pour bouleverser nos façons de travailler au nom de la sacro-sainte « efficacité opérationnelle ». La direction a essayé de nous convaincre que l’IA n’entraînera aucune suppression d’emplois. Pourtant, à l’échelle mondiale, dans le secteur technologique, cette promesse est déjà démentie par les faits : l’IA se substitue d’ores et déjà à des milliers de salarié·es.

Orange ne répond en rien aux attentes des salarié·es, au contraire, l’entreprise renforce le sentiment d’incertitude et accentue l’inquiétude sur l’avenir des emplois et des parcours professionnels déjà mis en évidence dans le dernier sondage CNPS (Comité National de Prévention du Stress)

La direction reste fidèle à sa logique capitaliste, centrée sur la maximisation des profits en réduisant toujours davantage le coût du travail. Le choix d’une stratégie fondée sur les départs est plus qu’évident. Avec près de 8000 Temps Partiels Seniors et la mise en place d’une politique de mobilités externes, autrement dit de licenciements déguisés, Orange s’apprête à vider progressivement nos bassins d’emploi.

SUD refuse de se plier à cette logique prédatrice. Nous nous battrons pour préserver nos emplois, protéger nos conditions de travail et défendre le sens même de notre travail. Parce que chaque poste compte, chaque métier a sa valeur, et chaque salarié·e mérite sécurité et reconnaissance.

DTSI