À RSB, comme dans tant d’autres services d’Orange, un même scénario se rejoue inlassablement. Les départs s’accélèrent, les recrutements sont inexistants. L’expertise disparaît, non pas par hasard, mais parce qu’on refuse d’anticiper les besoins réels et que la direction compte sur les collègues restants pour porter, seuls, ce que l’entreprise n’assume plus : la continuité, la qualité, et le sens du travail bien fait.
Aux Pôles affectation des ressources, les promesses d’automatisation n’arrivent pas, le projet de ne plus mettre a jour le SI cuivre vient ajouter une couche d’absurdité. les sous-traitants bricolent, peu ou mal formés, souvent sans maîtrise de nos technologies, avec au final, un fonctionnement défaillant qui retombe sur les équipes internes… déjà essoufflées.
À la direction de l’IP, autrefois fer de lance d’Orange, le même scénario se répète : de nombreux départs pour à peine un ou deux recrutements. La politique de sous-effectif poursuit son œuvre : rapprochement de services, multi-compétence imposée… autant de rustines incapables de compenser l’hémorragie. Et les conséquences sont immédiates pour les équipes : les périodes d’astreinte s’enchaînent beaucoup trop rapidement, laissant de moins en moins de temps pour récupérer et alourdissant les journées de travail. Ce manque de moyens transforme l’astreinte, qui devrait rester exceptionnelle, en un mode de vie subi qui grignote la vie privée, épuise les collègues et crée une usure profonde.
Ce qui se passe à RSB n’a rien d’un accident. C’est la conséquence directe de choix assumés, portés par une direction de plus en plus autoritaire, qui n’hésite pas à brandir la menace de signalements pour harcèlement lorsque des subordonné·es posent des questions qui dérangent ou contestent les décisions imposées.
Une direction qui refuse la contradiction, obsédée par les objectifs de réduction des coûts, de baisses des effectifs, qui reste incapable de voir que ses décisions détruisent l’expertise, fragilisent les collectifs, démotivent et affaiblissent durablement le service rendu aux clients.
À SUD, nous le disons clairement : une entreprise ne se développe pas sur la casse sociale et la fuite des compétences, mais sur l’investissement humain, la reconnaissance des métiers et la confiance faite aux équipes.